Oeuvres 1 -
  • Beaux Livres-Albums
  • Date de parution : 04/01/2018
  • Format : 24 x 30 cm, 224 p., 29,00 EUR €
  • ISBN 979-10-90875-54-8
Oeuvres 1
Le Labyrinthe - Zil Zelub - Annalisa et le diable - L’Interview
Guido Buzzelli

Préface de Frédéric Pajak

 

En 1970, les lecteurs de Charlie Mensuel crurent voir une météorite traverser le ciel plutôt sage de la bande dessinée. Sous la signature de Guido Buzzelli, ils découvrirent, au fil d’histoires à dormir debout, un auteur se dessinant lui-même, d’abord imberbe, puis affublé d’une barbe noire, à la fois inquiet et inquiétant, parfaite victime expiatoire de la cruauté des hommes. Avec un humour grinçant, Buzzelli s’est dessiné laid, faible, paranoïaque et retors, se maltraitant sans mesure, jusqu’à disloquer son propre corps.

 

Avant de réaliser des bandes dessinées, il fut un peintre et un dessinateur capable de tout représenter avec une même virtuosité : corps et visages humains, chevaux, fauves, rapaces, foules en furie, éléments déchaînés, atmosphères asphyxiantes. Georges Wolinski, son premier éditeur en France, le soulignait : « Il fut d’abord un peintre qui faisait des bandes dessinées en attendant de pouvoir vivre de son art. » Avant d’ajouter : « Heureusement, il n’y est pas encore arrivé. Il est toujours obligé de dessiner dans les journaux. »

 

Buzzelli conjugue le grand art du dessin et celui d’une littérature inquiétante et pessimiste, où l’humour et le grotesque tiennent un rôle majeur. Il y a chez lui du Piranèse et du Goya ; il y a aussi du Gogol et du Kafka.

 

Depuis la fin des années 1980, on l’a un peu oublié. Ses premiers éditeurs ne sont plus là, ses albums ne sont pas réédités. Comment a-t-on pu vivre pendant tout ce temps dans l’ignorance de cet esprit lucide et visionnaire, dont Wolinski disait avec justesse : « Les histoires qu’il raconte en bandes dessinées sont irracontables autrement qu’en bandes dessinées : il faut les voir pour les croire. » ?

ils en parlent…
  • « Ce qui est certain, c’est que Buzzelli, lui, est un véritable artiste, un artiste majeur. […] Il est vrai que Buzzelli n’a pas toujours été compris à sa juste valeur, et il est vrai qu’on l’a un peu oublié. Cela fait une trentaine d’années que ses albums ne sont plus réédités, sinon de manière confidentielle. Comment a-t-on pu supporter tout ce temps dans l’ignorance de cet esprit visionnaire, si lucide, et si drôlement désespéré ? »

    Frédéric Pajak (Préface).

     

    « Michel-Ange des cauchemars, capable de représenter avec force et vivacité tout ce qui bouillonnait dans sa tête, ce grand maître pouvait rendre réaliste et crédible l’impensable, utilisait la métaphore graphique sans limite. Pessimiste forcené, il avait le bon goût de créer des farces pour rire de ses visions. Celles-ci, même prises hors contexte (l’Italie des 70’s) restent stupéfiantes et on a souvent l’impression d’halluciner devant ses planches pleines de vie et de folie. »

    Vincent Brunner. Les Inrockuptibles.

     

    « Noir, hilarant, virtuose, le dessinateur italien Buzzelli (1927-1992,) resurgit enfin aux Cahiers dessinés. C’est Noël ! […] Grand format qui les fait respirer, beau papier, impression soignée dans ce splendide écrin, ces quatre histoires dessinées avec une rare maestria pendant les années de plomb italiennes nous coupent le souffle, à nouveau. »

    Jean-Luc Porquet. Le Canard Enchaîné.

     

    « Le trait buzzellien, mêlant le réalisme frontal au burlesque charbonneux, n’a pas d’équivalent dans la BD contemporaine. Il laisse sans voix, tout simplement. »

    Arnaud Gonzague. L’Obs.

     

    « Maître Guido n’a pas volé son surnom de ’Goya du 9e art’. »

    L’Express.

     

    « Un premier volume très soigné qui rend grâce à ce génie singulier. »

    Christian Staebler. Les Cahiers de la BD.

     

    « Son univers autofictionnel, pessimiste et inquiétant, entre Piranèse et Goya, Gogo et Kafka, mérite d’être redécouvert. »

    Jean-Noël Orengo. Transfuge.

     

    « On reste muet devant l’imaginaire bouillonnant et paranoïaque du maestro romain et sa maîtrise formelle apparemment sans limites. Imaginez Dürer s’inspirant de Philip K. Dick ! Un mélange inédit de dessin réaliste et de mise en abyme, d’hommes-chiens, d’oiseaux en plastique puants et de citoyens au-dessus de tout soupçon, embarqués dans de grandioses et pitoyables aventures. »

    Stéphane Jarno. Télérama.

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